Communauté
Questions et réponses
L’Ontario a passé quinze ans à bâtir de l’éolien et du solaire. C’est le stockage qui en fait une électricité sur laquelle la province peut compter. Voici les questions que posent le plus souvent le voisinage, les conseillers et les acheteurs d’énergie, avec des réponses claires ; quand nous ne savons pas encore, nous le disons.

Questions et réponses
Que propose Bedrock?
Bedrock propose un centre énergétique sur un seul site, à environ six kilomètres à l’est de Bayfield. Il serait bâti autour d’un stockage par air comprimé de longue durée dans des réservoirs de gaz qui existent déjà à plus de 500 mètres sous terre, avec de la production ferme, des batteries à réponse rapide et un campus de données qui achèterait son électricité sur place. Les quatre rejoindraient le réseau à un seul poste de sectionnement, sur les lignes de 500 kV qui traversent déjà la propriété, de sorte qu’aucune nouvelle ligne de transport ne serait construite à travers la ferme de qui que ce soit. S’il était approuvé, il serait réalisé par étapes : les batteries et une première phase du campus en 2029, la production en 2030, et la centrale de stockage en 2031.
Le projet est-il approuvé?
Non. La proposition est à l’étude auprès de la SIERE, l’exploitant du réseau électrique de l’Ontario, et rien n’a été approuvé. Avant de pouvoir aller de l’avant, il faudrait que cette étude soit concluante, que la municipalité de Bluewater appuie le projet, que la Commission de l’énergie de l’Ontario et le ministère de l’Environnement délivrent leurs autorisations, et qu’une entente de raccordement soit conclue avec Hydro One. L’appui de Bluewater est une condition de tout contrat avec la SIERE : la décision du conseil est donc un véritable point de passage, et non une formalité.
En quoi cela fait-il avancer la transition énergétique?
En stockant l’énergie que l’Ontario produit déjà et en l’utilisant au moment où elle est nécessaire. C’est une façon bien moins coûteuse de réduire le carbone que de construire davantage de production pour l’écrêter à son tour.
Le plus difficile n’a jamais été de produire de l’électricité propre. Le plus difficile, c’est de l’avoir sous la main à dix-huit heures, par un soir de janvier sans vent, au moment où la province en a le plus besoin. C’est cet écart qui entretient la combustion, et c’est lui que le stockage de longue durée doit combler.
L’Ontario produit régulièrement plus d’électricité qu’elle n’en peut consommer. Lorsque le réseau ne peut l’absorber, cette production est écrêtée : perdue, non payée, disparue. Le stockage est là pour la recueillir. Chaque mégawattheure d’éolien ou de solaire qui est stocké plutôt que perdu est un mégawattheure qui peut déplacer plus tard dans la journée quelque chose qui brûle. Les éoliennes et les panneaux de la province ne changeraient pas ; une plus grande part de ce qu’ils produisent parviendrait à quelqu’un.
Des terres agricoles seraient-elles prélevées, et les propriétaires pourraient-ils être contraints de participer?
Non. Chaque parcelle visée par la proposition ne serait utilisée qu’en vertu d’une entente volontaire avec un propriétaire ayant choisi de participer, et personne ne serait contraint. Les dix propriétaires des terrains situés au-dessus des réservoirs ont des ententes avec Bedrock depuis 2017. Le stockage lui-même est souterrain ; l’empreinte en surface est en cours de définition dans l’étude actuelle et serait publiée avant que la proposition ne revienne devant le conseil. Bedrock propose aussi un cautionnement de remise en état, afin que les terres puissent être remises en culture à la fin de la vie du projet. Les préoccupations entendues par le conseil en août au sujet des terres agricoles et de la sécurité alimentaire sont celles auxquelles cette proposition doit répondre pleinement.
Y a-t-il un risque pour les puits locaux ou l’eau potable?
Non. C’est la conclusion des ingénieurs de réservoirs indépendants qui ont étudié ces formations, et Bedrock continuera d’effectuer des analyses et d’en publier les résultats. Les réservoirs se trouvent à plus de 500 mètres de profondeur, bien en dessous des nappes qui alimentent les puits locaux, séparés d’elles par les mêmes scellements rocheux naturels qui ont retenu le gaz naturel pendant des millions d’années. Ils ne contiennent plus de gaz commercial et ne sont plus autorisés pour le stockage de gaz. Les puits qui y accèdent comportent plusieurs colonnes de tubage cimentées, et un programme de surveillance des puits d’eau faisait partie des anciennes autorisations de stockage de gaz ; il en ferait de nouveau partie.
Parce qu’il s’agit là de notre affirmation et non encore d’une conclusion municipale, Bedrock propose un examen indépendant des réservoirs par un examinateur que la municipalité aide à choisir, publié intégralement quelles qu’en soient les conclusions, ainsi que des analyses de référence offertes gratuitement aux puits voisins.
Le projet brûlerait-il du combustible?
En partie, oui. Le stockage par air comprimé ne brûle aucun combustible. La proposition comprend aussi des turbines à gaz destinées à fournir une puissance ferme au campus et au réseau, et celles-là en brûleraient. Bedrock propose de les concevoir pour accepter des mélanges d’hydrogène et pour être prêtes au captage du carbone. Leurs émissions atmosphériques et sonores seraient évaluées dans le cadre des autorisations environnementales de l’Ontario et autorisées publiquement avant toute mise en service, et le stockage et les batteries visent à réduire les heures de fonctionnement des turbines.
Que recevrait la communauté?
Une entente sur les retombées communautaires avec la municipalité, des taxes foncières au taux industriel, plusieurs années d’emplois en construction et des postes permanents d’exploitation une fois le site en service. Bedrock propose d’établir l’entente à 5 000 $ par mégawatt et par année pour chaque mégawatt installé sur le site, indexé à l’inflation et versé pendant toute la durée du projet — soit environ 6,5 millions de dollars par année sur les 1 300 mégawatts proposés — et de faire préparer et diffuser un rapport financier indépendant sur ces chiffres. La gouvernance de l’entente se travaille avec la municipalité et avec le voisinage, elle n’est pas annoncée avant eux. Une entente sur l’utilisation des routes couvrirait la réparation des routes municipales empruntées pendant la construction. Nous ne chiffrons pas les emplois tant que le phasage n’est pas arrêté.
Qu’est-ce que le campus de données, et un locataire a-t-il signé?
Aucun locataire n’a signé. Le campus serait un gros client d’électricité en continu installé sur le même terrain que la production qui l’alimente, ce qui éviterait qu’une charge de cette taille retombe sur le reste du réseau. Une première phase d’environ 50 mégawatts est proposée pour 2029. Des discussions avec des exploitants éventuels sont en cours, aucune entente n’a été signée, et quiconque vous dit qu’un locataire est confirmé devance les faits.
Qui décide, et comment les résidents peuvent-ils se faire entendre?
C’est la municipalité de Bluewater qui décide d’appuyer ou non le projet, et cet appui est exigé pour tout contrat avec la SIERE. Bedrock propose de tenir des portes ouvertes publiques avant de revenir devant le conseil, de publier les résultats de l’étude technique et l’empreinte du site, et de maintenir un point de contact unique pour les questions des résidents. Les propriétaires et les titulaires de droits du secteur reçoivent déjà des avis directement de Bedrock, et tout résident peut demander à en recevoir.
À qui puis-je parler?
Les questions posées publiquement reçoivent une réponse publique, y compris les plus inconfortables. Écrivez-nous en précisant qui vous êtes, et votre message parviendra à la bonne personne plutôt qu’à une boîte générale.

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