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Bedrock Energy Corp.

Retombées


Ce que vaut réellement un projet de cette envergure dépend de qui pose la question. Le réseau, la province, le comté et les gens qui vivent à côté en retirent chacun quelque chose de différent, et chacun mérite une réponse franche.

Pour le réseau

L’Ontario a besoin de puissance sur laquelle il peut compter. La SIERE prévoit l’apparition d’un besoin du réseau en 2032 et des besoins en puissance qui grimperont à environ 2 500 mégawatts par année à compter de 2036. Le stockage de longue durée est rare, et l’appel de propositions qui le vise considère l’air comprimé comme l’une des deux seules technologies admissibles.

Le centre offre une puissance pilotable, de huit à dix heures de stockage, le démarrage autonome et des services auxiliaires à un seul point de raccordement, sur un corridor qui existe déjà, sans nouvelle ligne de transport d’électricité.

Pour l’Ontario

Les grandes charges arrivent plus vite que l’offre d’électricité ferme, et la province a indiqué qu’elle verrait d’un meilleur œil les projets qui apportent leur propre électricité que ceux qui puisent dans le réseau. Un site qui produit plus qu’il ne consomme fait toute la différence entre une nouvelle charge qui pose problème au réseau et une qui constitue un atout pour lui.

Pour le comté de Huron et Bluewater

Ce que le projet rapporte au comté se planifie de concert avec la communauté ; il ne lui est pas annoncé. Bedrock travaille à une entente sur les retombées communautaires, à une entente sur l’utilisation des routes visant celles que le chantier empruntera réellement, et à une assiette fiscale au taux industriel. La valeur de chacune et sa gouvernance appartiennent à la conversation avec la municipalité et avec le voisinage, plutôt qu’à un chiffre publié avant que quiconque y ait consenti.

Il en va de même pour l’emploi. Il y aura plusieurs années de travaux de construction et des postes permanents d’exploitation une fois le site en service, et Bedrock ne chiffrera ni l’un ni l’autre tant que le phasage ne sera pas arrêté. On a déjà reproché à ce projet, à juste titre, des chiffres qui changeaient. Nous préférons publier tard que publier faux.

Pour les terres

Le site d’implantation couvre 198 acres. Les terres non bâties restent cultivées. Les terres retirées de la production sont rendues à l’agriculture au déclassement, et Bedrock est disposée à voir cette obligation inscrite dans une entente municipale et garantie par cautionnement plutôt que simplement promise.

Les réservoirs eux-mêmes se trouvent à plus de 500 mètres de profondeur, sous les aquifères. Les réutiliser signifie que les puits qui y mènent seront adéquatement caractérisés et entretenus pendant des décennies. Dans une région de l’Ontario qui porte le lourd héritage de puits de pétrole et de gaz abandonnés, cela a une valeur en soi.

Sur les émissions

La centrale à air comprimé ne brûle rien : elle se charge à l’électricité et se décharge grâce à la chaleur emmagasinée. Les turbines à gaz du site, elles, brûlent bel et bien du combustible, et prétendre le contraire serait malhonnête. Elles sont conçues pour le mélange d’hydrogène et le captage du carbone, elles fonctionnent lorsque le réseau en a besoin plutôt qu’en permanence, et ce sont elles qui rendent possible, tout simplement, un engagement d’alimentation en continu.

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